Troubles d’apprentissage

TRISOMIE 21

Kit focus troubles trisomieL’élève ayant une trisomie 21 trouve chez Kit Focus un cadre où il se sent totalement à l’aise, où il est accueilli avec le plus grand respect, et même un certain privilège. Pourquoi ? Parce que notre méthode a beaucoup bénéficié des obstacles que pose la trisomie 21. Il a fallu les contourner, ou bien passé au-dessus, ou encore les supprimer.

Tous les paradigmes créés avec l’élève ayant une trisomie 21 servent pour d’autres élèves. Toute notre base pédagogique du calcul mental a été créée avec ces élèves si volontaires, si imprévisibles de génie et de coeur.

Nos élèves apprécient grandement de venir, ils savent qu’ils progressent et que nous sommes là pour les encadrer, quand ce ne sont pas eux ! certains commencent à donner des cours à d’autres plus jeunes. Ils sont un peu notre fierté, et nous savons qu’ils sont une source de savoir inépuisable, pour que nous-mêmes nous puissions aller encore plus loin.

C’est en cela que nous croyons en l’inclusion, lorsqu’ils sont « moteur de recherche », pour eux-mêmes, pour nous et pour d’autres.

DYSLEXIE

À partir de nos exercices cognitifs, nous travaillons l’orientation, les gestes les plus infimes, notamment l’oeil, externe et interne. Les paradigmes sont également évolutifs et ouvrent à l’imagination dans laquelle l’élève avec une dyslexie est confortable et génial.

Toutes les séances font l’objet avec l’élève d’une analyse de ses sensations et des nouvelles habiletés qui apparaissent. L’élève prend alors conscience des moments significatifs qui le façonnent, et apprend ainsi à contrôler ses nouveaux acquis.

Nous privilégions une méthode analytique de l’apprentissage de la lecture. Nous provoquons à l’esprit l’ancrage des lettres et des symboles. L’élève apprend un lexique de vocabulaire spécifique et évolutif, notamment des mots auxquels il est difficile d’associer une image. En revanche, par un jeu d’associations, naît une palette d’images évocatrices favorisant le déchiffrage.

DYSORTHOGRAPHIE

Nous travaillons une approche phono-linguistique.

Grâce à la mobilité des jetons, l’élève progresse dans la segmentation et le découpage d’une phrase : déterminants, liaisons… Nous veillons à la vitesse d’exécution et l’anticipation.

Bien entendu on s’attarde sur les règles d’usage, et les accords grammaticaux. Les conjugaisons sont des tableaux que l’on crée avec l’élève qui doit en comprendre la lecture et ses aspects combinatoires.

En travaillant la nature des mots, notamment les « pronoms » qui cachent une « identité » et qui sont des instruments de mesure privilégiés dans la compréhension de lecture, l’élève considère le mot dans sa forme première et sa nature. Les jetons se révèlent être l’instrument privilégié de la grammaire nouvelle.

DYSCALCULIE

Nous avons créé nos tactiques pour l’apprentissage du calcul mental qui ont fait leurs preuves à 100%.

Nous encourageons les traductions mathématiques des problèmes et de tout environnement.

Tout est mathématique dans une séance. Les jetons sont des passerelles entre l’abstraction du temps ou des distances avec la réalité du nombre, comme quantité ou mesure.

La forme que prennent nos séances déborde de quantités et de mesures. Le temps et les temps, l’espace, les distances… à l’intérieur même des paradigmes.

L’élève va les apprivoiser et jouer avec, pendant la séance qui se révèle être un intervalle englobant plusieurs intervalles. L’élève doit le comprendre et détecter cela, même au sein de son école. La notion d’intervalle, temps et espace, visible ou pas, est au coeur de la pratique Kit Focus.

DYSPRAXIE

Nous sommes un excellent complément à l’intervention des psychomotriciens, des ergothérapeutes et des orthophonistes.

Nous travaillons les automatismes, les réflexes et la vitesse d’exécution. Certains de nos paradigmes travaillent la coordination et la flexibilité mentale.

Nous accompagnerons au mieux l’élève dans ses apprentissages, toujours en accord avec les praticiens. Souvent la dyspraxie est confrontée à d’autres difficultés d’apprentissage dont nous sommes familiers.

DYSPHASIE

Les paradigmes de la pratique Kit Focus travaillent le langage oral, dans l’argumentation, la reformulation, le rythme… Et tout est rythme dans une séance. Nous insisterons là-dessus.

L’élève ayant une dysphasie, a bien des difficultés avec les éléments abstraits. Nous chercherons à le familiariser à notre matériel épuré de tout pictogramme pour encourager petit à petit son imagination et sa visualisation.

Nous le faisons également approcher les notions abstraites de façon systémiques par analogie et association d’idées.

L’élève fera l’expérience de la formation de la pensée, d’une histoire indépendante de toute idée au préalable. C’est cela l’innovation de notre méthode. Partir de la forme, et vient ensuite une trace de la pensée qui se développe au fur et à mesure.

Cette pensée renforcée s’appuie sur les gestes, et l’analyse des sensations. L’enfant qui a une dysphasie fera de sa sensibilité une force sans pareil.
C’est là que nous aidons à la généralisation.

TDA/H

Toute notre pratique renforce l’attention, la posture, le focus et la constance. Nous pensons que :

Montrer, c’est livrer immédiatement la solution, c’est dispenser l’élève de l’effort cognitif, c’est lui laisser tout le loisir de s’évader de la tâche. En montrant, on réduit l’objet de savoir à une vulgaire information que l’on oublie aussi vite.

Cacher, c’est rendre l’accès difficile, c’est susciter le désir. Un désir d’ailleurs que nous partageons, comme l’entend la pensée mimétique développée par René Girard. Mais c’est aussi surprendre et interroger, capter l’attention.

L’absence, la disparition nous interroge, même à un très jeune âge. Le bébé qui voit disparaître un objet ouvre de grands yeux étonnés et son regard reste accroché au vide laissé par la disparition. En grandissant, nous acquérons la capacité de nous représenter mentalement ce qui n’apparaît pas ou n’apparaît plus à nos yeux.

La représentation mentale est une réappropriation de l’objet : elle oblige l’élève à se centrer sur lui-même, mobiliser sa mémoire, son réseau de sens. Et ce processus se fait sous le regard de l’intervenant qui lui aussi suit le même cheminement : l’intervenant, face à l’élève, fait aussi l’effort cognitif.

Engagés tous deux, liés par une même vision, leur attention se concentre sur l’objet caché. Le secret du focus est là !

En revanche, la représentation mentale n’est pas suffisante. Lorsque nous demandons à l’élève, à tout âge, de s’interroger sur les gestes qu’il fait, sur le regard qu’il a eu, et même les sensations mentales qui sont suscitées, on lui apprend à fixer son attention sur son être en lien avec l’objet, le jeton, à la fois repère et information mentale. Se questionner, c’est aussi identifier les fonctions cognitives nécessaires au paradigme pour mieux « mimer » le contexte où il doit les réinvestir sciemment.

TSA

L’élève avec un trouble du spectre de l’autisme qui ne requiert pas un soutien important travaille chez Kit Focus une communication axée sur la pensée mimétique de René Girard qui engage une réciprocité, et nombre de nos exercices activent les neurones miroirs. L’équipe de Ilan Dinstein du Centre de neurosciences de l’Université de New York a remis en cause l’hypothèse d’un dysfonctionnement des neurones miroirs chez l’autiste. Cette information a moins de dix ans, et nous permet de penser qu’un travail activant ces neurones peut s’avérer être une base sûre non négligeable sur laquelle l’élève TSA peut bâtir de solides structures.

Nos élèves diagnostiqués TSA scolarisés ont de bien meilleurs résultats. Nous ne sommes pas des spécialistes, mais notre patience a à coeur de développer les capacités de chacun.

L’unicité du matériel rassure l’élève TSA qui sera surpris du nombre incroyable de paradigmes que nous pouvons réaliser avec de simples jetons. Nous cherchons à placer nos élèves devant différents choix. Leur prise de décision est une valeur à laquelle nous nous attachons. Tout choix est explicite, et souvent implicite. Et le nôtre aussi. Nous l’illustrons, nous le lui apprenons.